PERDRE LA TÊTE

 


Au delà de ce qu'elle véhicule et de ce que chacun pourra y projeter, cette vidéo me semble interessante à plus d'un titre.

Prenons le temps de l'observer sous la lorgnette poétique et métaphorique et nous y découvrirons des trésors :

Imaginons un instant que les protagonistes soient simplement des acteurs représentant des parts de nous même :
- La journaliste et ses collègues du plateau TV pourraient être à l'image de notre ego intellectuel, de ce que l'on pourrait qualifier de  mental : la tête. 
- Le médecin interviewé dans son hôpital pourrait quant à lui représenter notre part sensorielle, en lien direct avec l'expérience vécue : notre réalité expériencielle : le cœur.
Force est de constater que les deux parties on bien du mal à s'entendre et à communiquer :


La tête, malgré son apparente volonté de questionner le cœur semble désemparée lorsque les réponses de ce dernier ne correspondent pas à ses attentes.
Elle se prive ainsi d'un enrichissement créatif de ses capacités d'actions et de réponses adaptées à l'environnement et à la situation.

Parlant seule, elle finit par ne projeter sur le réel que le reflet narcissique et limité des croyances lui ayant été inoculé à son insu.
Pire, s'identifiant à ses pensées et par crainte qu'elles ne se dissolvent dans l'imprévisible, elle se battra même pour les entretenir.
Elle devient en quelque sorte un monstre voulant établir son dictat sur tout ce qui ne serait pas à son image, un être se crevant les yeux pour ne devenir qu'un cyclope à la vision unique.
La tête si elle se maintien dans cette isolement se privera de toute opportunité évolutive...

La cœur, quant à lui, vise à la réconciliation entre la raison et le réel.
Il souhaite transformer progressivement l'obscurantisme crasse des peurs en renaissance flamboyante de l'amour.
Il va tenter d'user de diverses méthodes pour se faire entendre :
Commençant par battre tranquillement, il connait l'importance de son message pour la tête, car il n'a qu'une envie c'est qu'elle l'écoute.
Si elle reste sourde, il fera des grimaces, transmettra des émotions de plus en plus fortes jusqu'à ce qu'elles deviennent des hurlements de symptômes.
Si ils sont écoutés, ils offriront un cheminement vers d'avantage de conscience, d'harmonie et d' équilibre.
Si dans le cas contraire ils restent niées, ils fermenteront et serons générateurs de souffrance.
Cette souffrance sera l'ultime effort de la vie dans sa volonté naturelle de réconciliation.
Sera-t-elle entendue comme telle?

De l'individu coupé de lui même aux monarques psychopatogènes n'écoutant plus les souffrances de leur peuple, en passant par les dramatiques ruptures empathiques et communicatives entre les êtres : Les effets désastreux du clivage entre nos tête et nos cœurs se répandent insidieusement de manière systémique dans la multiplicité des strates sociétales humaines.

Si nous souhaitons modifier ce monde et entrer en révolution nous devrons réhabiliter madame guillotine...
...Non pas, celle dont la lame froide à eu son moment de gloire en 1789, mais celle symbolique qui tranchera nos têtes emplies d'idées par trop préfabriquées et qui laissera bourgeonner un couvre chef neuf, relié à la réalité des cœurs et dont les merveilleuses capacités nous permettront dés à présent d'inventer tous ensemble des demains plus radieux.

L.V

Source vidéo :
vivavalval





















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